Le projet

Un projet écologique

L’évolution démographique du territoire à la hausse et les grands projets d’aménagement à  venir comme le Canal Seine-Nord, la mise au grand gabarit de l’Oise, l’évolution de l’habitat actuel (Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte) et le développement important de logements dans le sud du territoire entraineront des besoins croissants en matériaux ainsi que la nécessité d’une maîtrise des déchets issus de l’activité du BTP.

 

Le projet d’Ecopôle répondra de manière durable et responsable aux besoins croissants en matériaux et à l’augmentation des déchets du territoire. Les solutions de valorisation, déjà maîtrisées par Picheta et Cosson en Ile-de-France, compenseront les pénuries annoncées sur le territoire. 

 

Sur certains sites, la biodiversité du Bois du Roi s’appauvrit d’année en année. Grâce à ce projet, le site pourra bénéficier d’une remise en état adaptée et durable. Construit sur la base d’une exploitation industrielle d’une période de 30 ans, ce projet restaurera la biodiversité disparue en recréant la dynamique des écosystèmes présents.

 

 

 

Un projet écologique

Les étapes du projet

Un projet respectueux de l’environnement

Les zones déboisées pour les besoins du projet (19 ha au total) seront progressivement reboisées tout au long de l’exploitation. A terme, 35,03 hectares de boisements de qualité (chêne sessile) seront plantés sur l’emprise du site. 12 sites conservatoires seront restaurés et le réseau des Landes sera reconnecté  dans le respect des équilibres naturels.

A la fin de l’exploitation de l’Ecopôle, plus de 200 hectares auront été enrichis durablement soit 5 fois la surface du projet industriel.

Un projet respectueux de l’environnement

Consciente des enjeux environnementaux – ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) et NATURA 2000 – la société Bois du Roi Paysagé a souhaité construire un projet associant développement industriel et respect de la biodiversité.

Avant toute obligation réglementaire et avis favorable d’exploitation, des études et des chantiers écologiques ont été menés afin de proposer un projet en adéquation avec les enjeux locaux.

Avant de concevoir le projet d’Ecopôle, des études ont été réalisées dans le massif forestier afin d’établir une cartographie des enjeux environnementaux :

  • Levés topographiques
  • Sondages géotechniques
  • Mise en place d’un réseau de piézomètres pour la surveillance de la nappe phréatique
  • Inventaires de la faune et de la flore dès 2005 et mises à jour annuelles
  • Études d’impact afin de développer un projet industriel respectueux en matière d’environnement et assurant la quiétude des riverains En savoir plus

Des chantiers écologiques ont été engagés dès 2006 avec l’Office de Génie Ecologique. Ces  chantiers ont pour objectif de valider le projet de réhabilitation de la biodiversité en recréant une dynamique des écosystèmes.

Des résultats sont, aujourd’hui,  déjà visibles sur le terrain :

  • Les landes à Callune (bruyère dite « commune »), qui avaient beaucoup régressé au profit de boisements, se développent à nouveau. Des travaux d’éclaircissement, d’étrépage et de gyrobroyage ont permis au bout d’un an le retour de jeunes pousses. Les landes sont favorables à de nombreuses espèces, dont l’Engoulevent d’Europe (oiseau).
  • CUMA Peroy-les-Gombries

    CUMA Peroy-les-Gombries

  • Engoulevent d’Europe

    Engoulevent d’Europe

  • Callune

    Callune

  • Intervention de l’association intermédiaire VALOIS EMPLOI

    Intervention de l’association intermédiaire VALOIS EMPLOI

Pic noir

Pic noir

Certains arbres anciens et remarquables ont été préservés grâce à la création d’îlots spécifiques (dits îlots de vieillissement ou de sénescence). Ils participent à la diversité des habitats et favorisent l’accueil du Pic Mar et du Pic Noir, oiseaux qui ont beaucoup souffert au XXe siècle de la raréfaction des arbres vieillissants en forêt. 

Les pelouses sur sable ont été restaurées en déracinant les plantes ligneuses qui avaient envahi et appauvri le milieu. Un an après, des espèces animales et végétales en déclin se sont redéployées sur les zones restaurées comme le Sceau de Salomon Odorant, l’Ibéride Amer, la Mibore Naine et le Lézard des Murailles. La Véronique en Epi, menacée d’extinction à  l’échelle régionale, est passée de quelques pieds à plus de 250 000 en l’espace de 4 ans.

Vue du tapis végétal de Véronique en Epis en 2010

Vue du tapis végétal de Véronique en Epis en 2010 / Tapis végétal de Véronique en Epis l’été suivant

Ephippigère des vignes observée dans la lande de la Pierre au Coq, à proximité de la carrière

Ephippigère des vignes observée dans la lande de la Pierre au Coq, à proximité de la carrière

Certaines bordures de chemins forestiers ont été éclaircies pour permettre la reprise de la lande et créer des corridors écologiques. Des espèces telles que l’Ephippigère des Vignes, sauterelle vivant uniquement dans les milieux ouverts et particulièrement dans les landes, évoluent désormais dans un espace naturel plus important.

Le projet d’Ecopôle répondra de manière responsable et durable aux besoins croissants en matériaux et à l’augmentation des déchets en Oise. Les solutions de valorisation, déjà maîtrisées par Picheta et Cosson en Ile-de-France, compenseront les pénuries annoncées et seront une réponse au problème des décharges sauvages.

L’exploitation sera entourée d’un merlon végétalisé. Sa localisation au sein d’un boisement dense, la rendra invisible et limitera l’impact sonore pour les riverains et promeneurs. La couleur des équipements du site sera choisie en conséquence afin de s’harmoniser avec l’environnement.

Le projet d’Ecopôle accueillera

zone de carrière et activité d’extraction de sables

une zone de carrière et activité d’extraction de sables sur 31,6 hectares afin d’apporter une offre en matériaux supplémentaire en Oise

une déchetterie professionnelle

une déchetterie professionnelle et un centre de tri de type ECO-TRI qui valorisera les déchets du bâtiment et des travaux publics sur 0,6 hectares comme le bois, le papier/carton, le PVC, la ferraille et tout autre matériau inerte

une plateforme de recyclage du béton

une plateforme de recyclage du béton par concassage et de valorisation des terres sur 1,2 hectare. Le béton et les terres seront réutilisés par les entreprises de BTP pour les chantiers du territoire

une plateforme de traitement de terres impactées

une plateforme de traitement de terres impactées sur 1 hectare. Les terres seront dépolluées à l’aide d’un procédé biologique pour être ensuite valorisées dans les remblais de chantier et autre

une plateforme de compostage

une plateforme de compostage sur 0,25 hectare qui valorisera les déchets verts de l’ECO-TRI

une installation de Stockage de Déchets Non Dangereux

une installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND) sur 27,8 hectares. Certains déchets dit « ultimes » ne sont pas valorisables actuellement et doivent être mis en stockage. A ce jour, le département de l’Oise ne dispose pas d’installation spécifiquement dédiée aux déchets du BTP

L’ensemble de ces activités s’inscrit dans une économie circulaire en donnant une seconde vie aux déchets du BTP. Pour aller plus loin dans cette démarche, les transports sur le site seront optimisés à travers un système de double-fret (dépose de déchets en entrée de site et achats de matériaux recyclés en sortie de site), et de transport alternatif comme le rail.

St Martin-du-Tertre : la part belle au reboisement progressif et à l’enrichissement de la biodiversité par Picheta.

Pendant son exploitation

La réhabilitation

Bois du Roi